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Dans les rues du Caire, sur la pointe des pieds

L’Egypte est évidemment connue et reconnue dans le monde entier pour la danse orientale. Mais alors qu’aujourd’hui cet art est de plus en plus pratiqué par des femmes venues de tous les continents, de plus en plus de femmes égyptiennes apprennent et pratiquent la danse classique. Des festivals de danse classique s’organisent au Caire et dernièrement un projet photographique qui mêle danse classique et urbanité est très suivi sur les réseaux sociaux.

Au Caire, la danse classique est de plus en plus présente : dans les théâtres, les opéras, les salles de spectacle mais aussi dans les rues, les métros et même sur le Nil. Le projet “Ballerinas of Cairo” ou les ballerines du Caire, a pour but de rendre visible cet art à tous les cairotes. Mais aussi, et par la même occasion, de rendre visible aux yeux du monde la beauté des rues du Caire. Et quoi de mieux pour mettre en lumière la beauté d’une ville que par la grâce d’une ballerine ?

Deux photographes et une ballerine

ballerine du caire 2Le projet “Ballerina Project” a commencé dans les rues de New York et de Paris en 2009, à l’initiative du photographe américain d’origine hawaïenne Dane Shitagi. Sept ans plus tard, deux jeunes photographes et vidéastes égyptiens se sont inspirés de cette idée venue d’outre-Atlantique pour prendre des clichés de danseuses en pointes et tutu dans les rues du Caire. Mohamed Taher et Ahmed Fathy ont initié ce projet “Ballerinas of Cairo” en janvier 2016. Cinq mois plus tard, le compte Instagram des photographes compte plus de 7000 “followers”. Les deux artistes ont rencontré la première ballerine ensemble. Et grâce à elle, ils ont pu, par la suite, rencontré d’autres danseurs, essentiellement des femmes.

Elégance de l’urbanité

Les clichés sont pris dans les rues du Caire, dans le métro, près des mosquées, sur le Nil, dans des parkings. Toute la dualité de la ville est présente sur ces photographies. Le Caire est une ville moderne avec une architecture centenaire, inspirée de multiples influences. La ballerine, la plupart du temps placée au centre des images, apporte une touche de couleur et d’élégance aux clichés. Mais pas uniquement… Pour les deux photographes ce projet permet également de mettre en lumière un paradoxe : la sérénité de la danseuse face à l’agitation de la ville. Et lors des séances photo, lorsque la modèle danse dans les rues, des attroupements se forment. Et alors c’est la danse qui prend le dessus sur la rue et sur la ville.

Photos : jeuneafrique.com