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Akinwumi Adesina, nouveau président de la BAD

Akinwumi Adesina, ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Nigeria, a été élu le 28 mai dernier 8e président de la Banque africaine de développement lors des 50e assemblées annuelles du groupe.

C’est devant sept autres candidats que M. Akinwumi Adesina a été élu, recueillant après six tours de scrutins la majorité des votes des 80 pays membres de l’institution financière. gé de 55 ans, il prendra ses fonctions le 1er septembre 2015 pour une durée de cinq ans. Il succède à Donald Kaberuka, qui lui lègue une organisation créditée d’un AAA par l’agence de notation américaine Fitch en 2013.

Akinwumi Adesina, un économiste qui a fait ses preuves

Cet économiste diplômé de l’université de Purdue (USA) fut nommé en 2010 ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Nigéria, où ce secteur passe nettement derrière celui du pétrole, première manne économique intérieure. Il est cependant parvenu à accroître de 22 millions de tonnes la production agricole nationale et à réduire d’un tiers les importations de nourriture de son pays.

La Banque africaine de développement devra établir ses priorités

M. Adesina prend les rênes d’une institution qui se trouve à la croisée des chemins. Fondée pour soutenir et financer le développement économique en Afrique et la lutte contre la pauvreté, la Banque africaine de développement a pris récemment une dimension nouvelle, notamment par l’afflux massif de financements issus de nouveaux investisseurs, en tête desquels on trouve la Chine, et alors qu’une douzaine de pays africains ont lancé depuis 2011 et pour la première fois des obligations souveraines, c’est-à-dire des emprunt d’état.

Le nouveau président devra donc trouver un équilibre judicieux entre la nécessité d’attirer davantage de capitaux privés en vue de financer les projets d’infrastructures africains et celle de soutenir le développement des régions et pays africains les plus pauvres en leur donnant accès au marché de la dette, dans le but de soutenir ou susciter la croissance dans l’ensemble de la zone africaine, favorisant ainsi sa prospérité globale.

Adesina a livré les grandes orientations de son action future

Akinwumi Adesina déclare avoir établi ses priorités par rapport à ces questions. Dans l’exposé de la perspective d’avenir qu’il a rédigée dans le cadre de sa candidature, celui-ci a rappelé qu’il souhaitait avant tout une croissance africaine n’excluant personne, et le développement d’une intégration régionale intelligente, en vue de favoriser la compétitivité de l’ensemble du continent africain.

Afin d’y parvenir, il souhaite mettre l’accent sur l’amélioration de la productivité par le biais du développement des infrastructures non seulement locales mais également régionales, ainsi que sur l’initiative privée, moteur selon lui de la croissance : il s’agira alors de redynamiser les zones rurales du continent et de favoriser l’emploi des jeunes et des femmes, afin de ne laisser personne sur le bord de la route et de générer une prospérité partagée.

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