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TOGO : le QUIBB 2015 montrent une baisse de la pauvreté

Les résultats du QUIBB annoncés le mercredi 30 décembre 2015 à Lomé en présence du ministre de la Planification du développement, Kossi Assimaidou, ont montré de fortes tendances à la réduction de la pauvreté.

Le questionnaire des indicateurs de base du bien-être (QUIBB) a pour objectif principal la production rapide d’indicateurs socio-économiques de base sur les conditions de vie de la population. Elle permet de suivre et évaluer les politiques, programmes et projets de réduction de pauvreté, alphabétisation, éducation, santé, nutrition des enfants de moins de 5 ans, emploi, logement, possession de biens durables, dépenses des ménages… Afin d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de satisfaire les besoins des partenaires au développement.

Financée par la Banque mondiale, l’UNICEF et le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et réalisée auprès de 2400 ménages du 25 août au 30 septembre 2015 par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), les résultats du QUIBB 2015 au Togo ont montré une croissance économique remarquable nettement bénéfique aux pauvres.

Au niveau de l’accès des populations aux services sociaux de base

La proportion de ménages utilisant l’électricité est passée de 39,2% en 2011 à 48,3% en 2015, donnant une amélioration de 9.1 point de pourcentage. Contrairement à l’utilisation des lampes à pétrole qui a baissé de 20.4 points de pourcentage (de 23.5% en 2011 à 3.1% en 2015). L’utilisation des lampes torches a connu une augmentation de 19.2 points de pourcentage ainsi que le taux d’utilisation d’eau potable qui est passé de 55.9% en 2011 à 61.8% en 2015.

Dans le domaine de la santé, les progrès sont moins visibles. Ainsi la proportion des personnes ayant annoncé avoir eu une maladie au cours des quatre dernières semaines est passée de 20.6% en 2011 à 23.9% en 2015.

La sécurité alimentaire

Plus encourageant, la proportion des ménages subvenant aux besoins alimentaires avec difficulté a baissé de 15.6 points passant de 49,5% en 2011 à 33,9% en 2015. De plus la proportion des ménages affirmant que leurs besoins alimentaires ne sont pas satisfaits au cours des douze derniers mois précédent a baissé de plus d’un quart (de 62.3% en 2011 à 46.6% en 2015)

L’éducation et l’alphabétisation en hausse

Le taux d’alphabétisation des personnes âgées de plus de 15 ans a connu une augmentation de 6 points de pourcentage entre l’année 2011 et 2015. Quant aux taux nets de scolarisation au primaire et au secondaire, une amélioration remarquable a été constatée. De 81.8% à 84.8% pour le primaire de 41.0% à 49.2% pour le secondaire.

Et pour l’emploi ? Si on peut se réjouir d’une baisse du taux de chômage de 6.5% en 2011 à 3.4% en 2015 on doit déplorer un taux de sous-emploi qui passe de 22.8% en 2011 à 24.9% en 2015.

La proportion des ménages pauvres se basant sur leur appréciation subjective de leur situation personnelle de bien-être aujourd’hui a connu une baisse de 19.7 points de pourcentage.

La pauvreté monétaire

Les indicateurs de la pauvreté et les inégalités ont baissé dans l’ensemble du pays. L’incidence de la pauvreté, ne prenant pas en compte tous les domaines, est passée de 58,7% en 2011 à 55,1% en 2015. L’indicateur d’inégalité, l’indice de Gini est passé de 0,393 en 2011 à 0,380 en 2015.

Kossi Assimaidou buzz africa

Kossi Assimaidou

Satisfait, le ministre Kossi Assimaidou a félicité la République togolaise en annonçant que : « Ces résultats encourageants sont le fruit des efforts entrepris ensemble par les acteurs de développement (gouvernement, société civile, secteur privé et partenaires techniques et financiers) pour l’amélioration des conditions de vie de nos laborieuses populations »

Une joie toute relative quand on remarque que, contrairement au reste du pays, l’agglomération de Lomé a connu une hausse de la pauvreté. En effet, l’incidence est passée de 28,5% en 2011 à 34,8% en 2015.

Le directeur technique de l’enquête, Akoly Gentry, a bien affirmé que les résultats ont été plus bénéfiques pour les pauvres, mais cela n’empêche la pauvreté de plus que la moitié de la population togolaise. Le grand défi restera donc l’évolution des conditions des vies.

Photos : republicoftogo.com et plan.gouv.tg