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Les VTC à l’assaut des routes ivoiriennes

À Abidjan, comme dans la plupart des capitales du continent, le transport est un problème récurrent. Tous les jours, des centaines de milliers de personnes se déplacent dans la ville. Les options : le bus, le bateau et les taxis. Mais de nouveaux arrivants sur le marché du transport sont apparus en 2015. Les VTC ou voitures avec chauffeur sont gérées par différentes entreprises : Izicab, Taxijet, Drive ou encore Africab.

Hep taxi !

Reconnaissables par leur carrosserie orangée, les taxis compteurs de la capitale sont au nombre de 12 000. Pour certains, il n’est pas aisé de faire une course en taxi sans heurts. Les critiques sont en général liées au prix, au manque de sécurité ou encore à la vetusté des véhicules. Les chauffeurs de taxi ne sont parfois pas formés au code la route. C’est pour toutes ces raisons, que de jeunes entrepreneurs, formés pour certains aux Etats-Unis, ont décidé de se lancer dans le développement des VTC.

Nouveau sur le marché

taxi abidjan 2Le premier sur le marché est sorti de l’incubateur Orange Fab France. Izicab se décrit comme une solution mettant en relation en temps réel les clients et les véhcules avec chauffeur, grâce à un smartphone ou à une tablette tactile connectée. Drive, quant à lui, est un service dit VIP, réservé aux hommes d’affaires. Taxijet, qui a connu quelques difficultés au départ, est l’entreprise qui a imposé l’option VTC dans le paysage urbain à Abidjan. Aujourd’hui la société est partenaire du système de paiement mobile Moov Money. Le dernier né est Africab. Fondée par le petit-fils de la première dame du Congo Vangsy Goma, la société mise tout sur le service à la carte.

Business model

Contrairement au modèle amércain Uber, à Abidjan les véhicules mis en service par les différentes sociétés n’appartiennent pas à des particuliers. Les compagnies de VTC possèdent ainsi leur propre parc automobile quand ils ne sous-traitent pas. Taxijet, par exemple, veut travailler main dans la main avec les chauffeurs de taxis compteurs. Et ainsi, dans le cadre de leur contrat de sous-traitance, ils emploient des chauffeurs de taxis pour leurs courses. Une autre différence avec Uber : le prix et le positionnement. En Europe et aux Etats-Unis, le société américaine casse les prix. De leur côté, les entreprises ivoiriennes de VTC se placent sur un marché dit haut de gamme. La course coûte plus cher en VTC qu’en taxi. La différence : le service, qui se veut haut de gamme lui aussi.

Demain, Uber à Abidjan?

taxi abidjan 3Déjà installé au Nigéria, en Afrique du Sud, au Kenya ou encore en Ouganda, le géant américain vient de poser ses valises à Accra au Ghana, à seulement 500 kilomètres d’Abidjan. Et pour inaugurer leur service, ils ont offert aux habitants de la ville quatre jours de transport gratuits du 9 au 12 juin dernier. Par la suite, le paiement est prévu en liquide. Il faut s’adapter au marché, alors, contrairement aux Etats-Unis où tous les échanges se font par carte bancaire, au Ghana comme en Inde, les chauffeurs recevront des billets… et peut-être aussi un accueil mitigé de la part des taxis. Affaire à suivre !

Sources : abidjantv.net et afrique7.com et lebabi.net

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