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Yaoota : une start-up égyptienne qui monte

Fondée en 2014 par Sherif ElRakabawy et Mohamed Ewis, la start-up Yaoota est le premier comparateur de sites e-commerce d’Egypte. Avec ses 600 000 visiteurs par mois, la société a l’année dernière réussi à lever 2,7 millions de dollars grâce à l’intervention d’un investisseur émirati. Cette nouvelle étape a permis à Yaoota de s’ouvrir sur d’autres marchés comme l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

De Booz à Yaoota

Tout commence pour Sherif ElRakabawy, cairote élevé sur les bancs de l’école internationale allemande et diplômé en sciences informatiques à l’université de Bonn, lorsqu’il est encore employé par la société égyptienne de conseil Booz. Fraîchement diplômé et de retour de son semestre à l’université de Berkeley, Sherif ElRakabawy est engagé pour conseiller des clients saoudiens et émiratis. Pendant son temps libre, il commence à développer un moteur de recherche, avant de quitter son poste de consultant. Son collègue Mohamed Ewis rejoint l’aventure très rapidement et ensemble ils fondent en 2014 Yaoota ou “tomate folle” en arabe en référence au prix fluctuants des fruits et légumes dans le pays.

Pas de tomates mais beaucoup de téléphones

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Sherif ElRakabawy et Mohamed Ewis

Sur les 35 millions d’internautes égyptiens(1), seulement une toute petite part a l’habitude de faire du shopping en ligne. C’est donc un challenge de taille que se sont lancés les fondateurs de Yaoota.

Mais très rapidement le nombre de visiteurs augmentent, jusqu’à atteindre 100.000 personnes par mois la première année et 600.000 aujourd’hui, et surtout les prédictions annoncent un développement important du commerce en ligne en Egypte, dans une région où la croissance du e-commerce est la plus rapide. Toutes ces conditions réunies, Yaoota offre à ses visiteurs l’accès à plus de 400. 000 produits et les recherches sur les téléphones portables sont les plus demandées.

Le Caire, Dubaï et Riyad

Afin de soutenir son capital et développer sa clientèle, la société a fait appel à un investisseur émirati, qui s’est engagé pour 2,7 millions de dollars en octobre 2015. Sans nier les potentiels de leur pays natal, mais ayant en tête les obstacles économiques, comme le faible nombre de possesseurs de comptes bancaires et de cartes de crédit en Egypte, les fondateurs ont misé sur deux marchés plus développés, à savoir l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Il est ainsi possible depuis le site de faire des recherches et ainsi d’acheter et d’être livré dans ces pays.

Sources des photos : media.arabnet.me et Wamda.com