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Seyni Nafo défendra la vision africaine de l’écologie à la COP21

La conférence mondiale sur le climat, baptisée COP 21, se tiendra à Paris en décembre prochain. Alors que l’objectif avoué est de trouver un accord mondial en vue de limiter le réchauffement global, quel est le rôle de l’Afrique dans un phénomène qu’elle subit bien plus qu’elle ne suscite? Seyni Nafo, son représentant, y voit une opportunité à ne surtout pas manquer pour le continent.

C’est un Malien, Seyni Nafo, qui représentera l’Afrique, 54 de ses pays et le milliard d’habitants qu’ils représentent, lors de la COP 21, la conférence sur le climat qui aura lieu à Paris prochainement. Cet habitué de la jet set saoudienne, qui a débuté comme trader après avoir étudié la finance aux Etats-Unis, n’a cependant de cesse de rappeler l’importance d’un développement international plus respectueux du climat pour l’Afrique, et l’opportunité que constituent les énergies « vertes »pour le continent africain.

Qu’est-ce que la COP 21 ?

cop 21 buzz africaEn 1992 était adoptée la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la CCNUCC, lors du sommet de la Terre de Rio. Son but consistait à établir une convention universelle de principe reconnaissant la réalité du réchauffement climatique et la nécessité pour les pays industrialisés en priorité de lutter contre ce phénomène. Elle fut alors ratifiée par 196 pays, constitués en autant de « parties ». La COP, à savoir la conférence des parties, est l’organe décisionnel de cette convention, et se réunit chaque année afin de mettre à jour et de vérifier le respect des objectifs de la lutte internationale contre le réchauffement climatique, ainsi que d’établir un nouvel agenda.

Cette conférence se réunira pour la 21e fois à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, d’où son nom de COP 21. L’objectif principal est cette année de trouver un accord unanime et contraignant afin de maintenir l’ampleur du réchauffement en dessous de 2 degrés.

Une opportunité pour l’Afrique

Seyni Nafo ne manque pas de rappeler que l’Afrique ne représente « que 3% des émissions mondiales » de gaz à effet de serre. Pourtant, selon lui, il est primordial pour l’Afrique d’investir dans le développement de sources d’énergie propres. D’une part parce que c’est la région la plus touchée par la désertification et la sécheresse, et que le développement de l’industrie africaine ne doit surtout pas venir alourdir le poids du reste du monde dans ce problème.

D’autre part, parce que l’Afrique constitue un réservoir sensationnel de ressources naturelles et de sources d’énergie renouvelables – solaire, fluvial, éolien etc. – qui ne demandent qu’à être exploitées. Enfin, c’est une opportunité unique pour le continent que de se donner accès à de nouvelles technologies de production prometteuses, moins gourmandes en termes d’investissement, comme le recyclage ou l’utilisation de matériaux locaux naturels pour la production d’innombrables biens de consommations courante.

Alors que nombres de pays africains se contentaient encore de monnayer leur droit virtuel à polluer aux grandes puissances industrielles dans le cadre de quotas internationaux absurdes, il était grand temps qu’une vision plus constructive et responsable de l’écologie et du développement, telle que celle de Seyni Nafo, guide les orientations à long terme de cette région. Si de vraies décisions sont prises lors de la COP 21, l’Afrique se trouvera alors dans une position favorable qu’elle devra faire fructifier sans attendre.

Sources des photos: iisd.ca et paris2015-climatemap.epe-asso.org