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Wake Up Madagascar : un réveil positif, constructif et non violent

Alors que le XVIe sommet de la Francophonie vient de fermer ses portes et que beaucoup salue la bonne organisation de cet événement par les autorités malgaches, certains ont aussi décrié leur volonté de cacher les « mauvais côtés » d’un pays qui peine à sortir de la crise. Décision vaine car ce forum a également été le moment de voir et comprendre ce qui se passe réellement sur l’île et de découvrir les acteurs et autres associations qui tentent de faire bouger les choses. Parmi eux le collectif Wake Up Mada. Ce groupe d’activistes pacifistes utilise tous les outils de communication et d’information pour faire aller la société civile dans le bon sens et prouver qu’une autre alternative existe.

Né en 2013, le mouvement Wake up Mada ambitionne, comme le souligne au micro de RFI Ke Rafitoson, l’une de ses fondatrices, de « réveiller les citoyens » de Madagascar. Et pour cela ils utilisent les nouvelles armes de l’internaute : les réseaux sociaux.

Mais ils ne se contentent pas du virtuel et ils organisent aussi des actions concrètes sur le terrain comme ce flash mob* qui a réuni devant le palais du président malgache, organisateurs et sympathisants qui souhaitaient ainsi, pendant le sommet, mettre la lumière sur les soucis quotidiens de la population et « se faire le porte-parole du simple citoyen. Ces mêmes soucis que le gouvernement tentait de cacher aux invités et visiteurs du rassemblement de la francophonie.

Réveiller tout le monde

wake-up-mada-2Car la réalité d’un peuple dont  90 % vivent sous le seuil de pauvreté est plus que difficile que ce que les organisateurs voulaient faire croire : délestage, trafic intense, pollution, eau boueuse, corruption… Et pour sensibiliser le monde sur ce quotidien, ils ont construit leur propre canal de diffusion de l’information via évidemment les réseaux sociaux et  notamment par le biais de leur page Facebook Wake Up Madagascar.

Mais il ne s’agit pas de réveiller que la communauté Web. Afin d’assurer un impact maximum à leur concept, ils n’oublient pas les canaux d’information traditionnels invitant ainsi, à chaque manifestation, les médias dits classiques (télévision, radio et surtout la presse écrite papier).

Wake Up Mad : positif,  constructif et non violent

Même si ce mouvement est une sorte de rapporteur ou d’observateur de la société, il ne se cantonne pas non plus à ne faire que dénoncer ses maux. Le collectif veut aussi critiquer, agir et bien sûr éduquer mais cela toujours avec le souci de le faire de façon positive, constructive et surtout non violente !

Voilà une différence avec les autres mouvements sur les réseaux sociaux qui se limitent à n’être que de simples « déversoirs de la frustration publique» éphémères où l’on peut certes « crier son ras le bol » mais qui n’aboutira, bien souvent, qu’à quelques Like et partages.

De Facebook à la rue

Proposer une autre alternative sur du long terme est l’un des objectif du mouvement Wake Up Mada. Se réveiller mais aussi agir ! Car liker est simple mais agir concrètement est parfois plus compliqué, plus effrayant par « peur de la répression ». Le véritable défi du concept Wake Up Mada : convaincre leurs 30.000 followers à passer du virtuel au réel et venir s’exprimer dans la rue de façon pacifique et citoyenne. « Montrer que le pouvoir nous appartient ! » ajoute Ke Rafitoson. Une mission vitale qui touche toutes les classes et catégories sociales de l’île mais qui aura besoin de temps.

* Le flash mob est un rassemblement de personnes qui se retrouvent sur un lieu public pour y effectuer des actions surprises organisées en amont bien souvent grâce aux réseaux sociaux.

Sources des photos : page Facebook Wake Up Madagascar

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