De l’eau potable grâce à des grains de café et de riz

Résoudre le problème de l’eau sur le continent africain, voilà la mission que se donnent tous les jours des organisations non-gouvernementales, des entreprises, des chercheurs mais aussi de jeunes bénévoles, étudiants pour certains, venus d’Europe parfois. Parce que les solutions coûteuses ne sont pas envisageables, comme désaliniser l’eau de mer, la solution du futur semble être le recyclage de l’eau souillée. Retour sur deux projets tanzaniens.

Le problème de l’eau

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de 800 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable (source). Le problème de l’eau est d’autant plus important dans les pays d’Afrique sub-saharienne, les besoins dans cette région sont énormes, du fait de la croissance démographique et de ses conséquences sur l’agriculture. L’eau est source de vie mais peut-être dans certains cas source de graves maladies. Tous les jours des milliers de personnes meurent à cause de l’eau qu’ils boivent. Résoudre ce problème peut se faire de différentes manières, des options coûteuses existent comme chercher de nouvelles sources ou désaliniser l’eau de mer, mais il existe aussi d’autres options plus accessibles.

Le filtre d’Enactus

waterfilter-enactus-2L’organisation américaine Enactus offre la possibilité à des étudiants, venus du monde entier, de s’engager dans un projet au service de la société. C’est dans ce contexte qu’un groupe d’étudiants munichois a décidé de partir pour la Tanzanie avec la ferme intention de régler le problème de l’eau. Leur projet Waterfilter s’articule autour d’un processus de filtration à partir de déchets organiques comme les grains de café ou de riz avec un ajout de nitrate d’argent pour tuer les bactéries. Mais surtout ce projet permet la mise en place d’un écosystème avec la formation d’artisans et commerciaux, formés à la fabrication et à la vente des filtres. Le prix a été fixé à 28 dollars pour un filtre d’une durée de vie de deux ans, capable de filtrer de deux à quatre litres par heure.

La nanotechnologie au service de l’eau

Un autre projet tanzanien, initié par l’ingénieur chimiste Askwar Hilonga, permet de nettoyer l’eau grâce à double système : du sable d’abord puis un processus de nettoyage nanotechnologique. L’objectif est d’éliminer toutes les bactéries et surtout de s’adapter aux contraintes géographiques. Le projet a reçu le prix de l’innovation en 2015 (source). Son nom : Nanofilter. Destinée aux populations rurales, la solution est prévue pour être accessible et facile d’utilisation.

Sources des photos : hellogiggles.com et forbes.com

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