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Noohkema : le lion camerounais de l’univers des jeux vidéo

Une entreprise camerounaise du nom de Noohkema vient de faire son apparition dans l’univers des start-up. Elle ambitionne la conquête du marché mondial avec des jeux-vidéo éducatifs sur fond d’inspiration de la culture locale. Dans le long terme, le promoteur de cette start-up envisage sa transformation en société « transmédia ».

Une plateforme de jeux ludo-éducatifs

Signifiant Lion en langue Bamiléké, Noohkema est un personnage de jeu vidéo qui lutte par son rugissement contre le braconnage des éléphants d’Afrique. Jimbo : the big Elephant quant à lui est un jeu vidéo qui met en scène un pachyderme qui poursuit les chasseurs braconniers. Ces deux divertissements sont des conceptions de Michel Nkuindja, jeune promoteur camerounais de l’entreprise Noohkema Game Studio. Âgé de 35 ans, cet entrepreneur se base sur les résultats d’une étude marché pour le développement de son projet ludo-éducatif. En effet, se confiant à Jeune Afrique, Nkuindja qui est un grand fan de BD et films d’animation depuis son plus jeune âge, explique avoir « eu plus de 80% de retours favorables » pour lancer ces divertissements.

Fidèle à cette dynamique d’offrir du divertissement tout en éduquant la jeunesse, Noohkema Game Studio envisage mettre également sur le marché le jeu Meenlah. Il s’agit d’une trame constituée d’un parcours d’obstacles basés sur des masques africains à franchir. Composé de séquences plutôt effrayantes, ce jeu dispose d’assez d’atouts pour accrocher le public des gamers de plus de 14 ans.

Transformer la start-up en « transmédia »

S’appuyant sur des moteurs de programmation de jeux comme Unreal Engine 4 et Unity, le studio de jeux de Michel Nkuindja arrive à surfer sur les thématiques culturelles et locales pour développer des produits très originaux et attrayants. Visant plus loin, l’entrepreneur camerounais entend faire de son entreprise une société « transmédia ». C’est ce qui lui fait dire dans l’article ‘’La start-up africaine de la semaine : Noohkema, le lion des jeux vidéos’’ publié sur le site internet de Jeune Afrique « Concrètement, un jeu est appelé, grâce à des adaptations successives, à devenir un film d’animation, un livre interactif, etc… ».

Développer la rentabilité de la start-up pas à pas

Encore embryonnaire, Noohkema envisage se développer progressivement. Pour l’heure, la rentabilité de la société est assurée par le biais du « pay to play » qui permet à tout joueur d’avoir accès au divertissement contre un paiement sur la plateforme de téléchargement. Ensuite, le promoteur envisage faire de la distribution gratuite en s’appuyant sur une bannière publicitaire possible au moyen de contrats de régies publicitaires. En fin de compte, lorsque sa start-up aura assez de marges de succès, Michel Nkuindja abordera le « free to play » grâce auquel ses jeux pourront évoluer sur le marché avec des achats d’items.

 

 

 

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