Le combat de Julius Malema pour la liberté économique

Julius Malema, homme politique très controversé de l’Afrique du Sud, mène à sa façon le combat pour la liberté économique. Portrait.

Un engagement politique dès le plus jeune âge

A 9 ans, Julius Malema rejoint le mouvement des pionniers du congrès national en Afrique. Plus tard, à l’adolescence, il intégrera la ligue de jeunesse du congrès national africain; l’ANCYL. En 1997, il devient alors président provincial du Congress of South African Students (COSA), pour en devenir le président national en 2001.

C’est en 2008 que Malema sera élu président de l’ANCYL. Il jouera de sa position pour soutenir Jacod Zuma, ancien vice-président sud-africain, dans la course à la présidence de l’ANC. Il continuera d’ailleurs de défendre Zuma malgré son inculpation pour viol, et sera lui-même condamné à présenter des excuses publiques et à payer une amende de 5 000 euros pour avoir plaidé sa cause.

Une constante attitude de provocation

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Julius Malema et Winnie Mandela

Julius Malema multiplie les déclarations provocantes et ne respecte d’aucune manière ses adversaires politiques. Il affirme par exemple que la chef de l’opposition libérale, Helen Zille, serait raciste et qu’elle serait « une tête d’espionne de l’Apartheid ».

Également, Malema se fait remarquer en réactivant le chant traditionnel Dubula Ibhunu qui appelle à tuer les « Boers », autrement dit les fermiers blancs de l’Afrique du Sud, pour lutter contre l’Apartheid. Cette attitude est grandement critiquée à une époque où des fermiers sont tués chaque jour en Afrique du Sud, même si Julius Malema affirme que ce chant n’est pas haineux et ne vise personne en particulier sauf le système de l’Apartheid. Pourtant, en mars 2015, la Dubula ibhunu est déclarée anticonstitutionnelle par la justice sud-africaine. Malema n’accepte pas ce jugement et l’ANC elle-même déclare son intention de faire appel de ce jugement. Des organisations civiles afrikaners tel que le syndicat des fermiers du Transvaal poursuivent quant à eux Julius Malema pour incitation à la haine contre les Blancs, et le tribunal de Johannesburg le reconnaît en effet coupable.

Les déclarations polémiques continuent malgré tout, et Malema déclare notamment que les Blancs « sont des criminels » et qu’ils ont « volé nos terres ».

Un idéal économique fondé sur une politique d’expropriation

Julius Malema défend ardemment sa politique consistant à exproprier sans indemnisation les fermiers blancs et à nationaliser les mines sud-africaines. Désormais membre de la branche dissidente de l’ANC et leader du mouvement Economic Freedom Fighters, Malema prévoit également des changements en 2016 au sein du groupe Barclays Africa et ABSA Bank. Le 20 novembre 2015, le leader avait en effet déclaré que ces entreprises devaient rétablir les inégalités de l’économie. Julius Malema entend en réalité mettre fin au financement des Afrikaners par l’entreprise, cette dernière étant favorable à la politique d’apartheid.

Malema se concentre ainsi sur les principaux établissements bancaires du pays, et a d’ailleurs déclaré : « nous les atteindrons un par un».

Sources des images : incwajana.com et mg.co.za

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