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Hindou Oumarou Ibrahim : une icône tchadienne au service de l’environnement

Jeune tchadienne de 33 ans, Hindou Oumarou Ibrahim se présente comme l’une des grandes icônes africaines de la lutte pour la sauvegarde de l’écologie. En effet, elle parcourt les sommets internationaux sur le climat pour défendre la cause des peuples autochtones du Tchad exposés aux conséquences du réchauffement climatique.

De la défense des intérêts de son peuple….

Hindou Oumarou Ibrahim très tôt dans son enfance a eu à affronter certaines difficultés sociales. Sa mère a dû braver les pesanteurs sociales provenant du cercle familial pour la scolariser. Une fois inscrite à l’école, la petite tchadienne est régulièrement l’objet de moqueries et de discriminations de ses camarades de classe en raison de son appartenance à l’ethnie peule mbororo, une communauté nomade fortement stigmatisée par les autres peuples du Tchad.

Cette expérience négative marque Hindou à tel point qu’elle se décide à se lancer en guerre contre les préjugés discriminatoires. Ainsi, au cours de ses études, elle mène des sensibilisations à l’endroit de ses camarades de classe afin de les amener à abandonner les préjugés dans le but de faire la promotion de la vie en communauté.

Chemin faisant, Hindou Oumarou Ibrahim participe au lancement de l’Association des Femmes Peuls et Autochtones du Tchad (AFPAT) pour l’amélioration des conditions de vie de la communauté des Mbororo. C’est en militant au sein de cette organisation associative qu’elle découvre l’indissociabilité de la défense de son peuple avec les questions de la protection de l’environnement. S’expliquant là-dessus, la jeune femme engagée déclare « La sécheresse réduit les moyens de subsistance et contraint les populations à se déplacer ».

…au combat pour l’environnement.

Désormais intéressée par les enjeux environnementaux, Hindou organise par le biais de son association, des campagnes de sensibilisation relatives aux droits humains et à la protection de l’environnement. Par ailleurs, elle s’engage pour la reconnaissance de la place importante que tiennent les connaissances traditionnelles dans l’adaptation au changement climatique. Allant plus loin, la jeune femme s’évertue à faire accepter la nécessité de joindre les moyens des sciences modernes météorologiques aux savoirs endogènes.

Prenant à cœur ce plaidoyer, Hindou obtient gain de cause en 2012 lorsque le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) décide de reconnaître le rôle primordial que jouent les connaissances traditionnelles dans les stratégies d’adaptations au changement climatique.

L’AFPAT devient alors le premier regroupement associatif à base communautaire à prendre part directement aux négociations internationales sur les changements climatiques. Hindou se sert donc de ces meetings pour susciter l’intérêt de l’opinion internationale sur les effets néfastes du changement climatique dans la partie sahélienne et sur l’obligation d’appuyer les projets d’adaptation dans les pays à grande vulnérabilité.

Très attachée à ce combat, c’est au cœur des populations vulnérables du Tchad qu’Hindou Oumarou Ibrahim entend changer et améliorer la vie de ses concitoyens. Elle décline pour cette cause une offre d’emploi du système onusien lui proposant de s’établir à New York.